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Dernière mise à jour

15.07.2017

À Évreux, des animaux au chevet des malades et des personnes âgées

Zoothérapie. Utiliser des bêtes pour améliorer le quotidien des personnes en souffrance mentale ou physique, diminuées par l’âge ou la maladie, tel est le pari de quelques structures de santé d’Évreux.

Un animal de compagnie comme remède à la solitude, à l’apathie, au handicap... c’est ce que quelques structures de santé ont choisi d’expérimenter. Dans les couloirs de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Saint-Michel, trois chattes côtoient au quotidien les résidants. Déesse, Neige et Cocaïne sont ici chez elles. Les trois bêtes ont été adoptées il y a quelques années après avoir été trouvées rôdant autour de la structure rattachée au Centre hospitalier Eure-Seine.


« Comme à la maison »
Passées les interrogations liées à l’entretien des animaux, le personnel s’est vite rendu compte des bénéfices que pouvait procurer la présence de ces matous. « C’est un support de communication », convient Jessica Bouak, psychologue qui se souvient d’une résidante présentant « des troubles cognitifs lourds. Elle ne s’exprimait pas facilement. Un jour, alors qu’elle avait Neige dans les bras, elle s’est mise à parler en caressant l’animal. C’était fascinant. »
Des résidants ont aussi repris du poil de la bête tel ce monsieur dont le moral est devenu « nettement meilleur » au contact d’une minette. « Il avait un objectif, celui de s’occuper de l’animal. Les résidants se sentent utiles. Cela développe leur curiosité quand ils sont dans une certaine apathie. La présence des chats anime quelque chose en eux. Leur regard s’illumine. Les animaux comblent un sentiment de vide. » Isabelle Béranger, cadre de santé, relate d’autres anecdotes poignantes : « un week-end, il s’est passé une chose extraordinaire. Déesse a accompagné deux personnes en fin de vie en restant au pied de leur lit. »


La maison de retraite Azémia a elle aussi un nouveau compagnon pour ses résidants. Le chat Augustin a rejoint l’unité Alzheimer il y a un an. « En arrivant en Ehpad, la personne âgée doit faire face à une multitude de deuils : maison, relations avec le voisinage, habitudes de vie... Notre objectif est d’offrir aux résidants un lieu où ils se sentent ‘‘comme à la maison’’. Ils peuvent apporter des meubles, de la décoration mais pas l’animal qui, pour certains, était le dernier compagnon du domicile, constate-t-on au Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville d’Évreux. Il est difficile d’offrir cette possibilité pour des raisons de sécurité et d’hygiène. Mais l’adoption d’un animal collectif est une alternative intéressante. »
Les bénéfices sont là aussi multiples. Notamment en termes de notoriété : « cela permet de changer l’image des maisons de retraite souvent comparées à des lieux de soins aseptisés. La présence animale apporte de ‘‘l’humanité’’». Au quotidien, les soignants constatent qu’Augustin est une aide dans l’accompagnement des résidants. « Le matin, il les accompagne dans chaque chambre. Stimulés par sa présence, les patients se lèvent plus facilement. Il lui arrive de dormir sur le lit de certaines personnes favorisant leur endormissement. Sa présence stimule également la communication verbale et non verbale, la mémoire, les souvenirs, facilite les échanges avec les soignants et les familles. »


À La Villa La Providence, pas d’animal à demeure. Mais la directrice, Isabelle Pellerin, a trouvé un « compromis ». Les familles, animateurs ou le personnel peuvent venir avec le leur. « Un bénévole amène par exemple son chien. C’est étonnant d’ailleurs parce que les personnes qui ont des troubles du comportement vont reconnaître plus facilement l’animal que son maître. » Une idée qui n’est pas si bête.

article PARIS-NORMANDIE 13 avril 2016

 

Les trois chattes Déesse, Neige et Cocaïne appartiennent à l'Ecole du chatt d'Evreux qui les a mises à la disposition de l'EHPAD Saint-Michel pour vivre comme "des chats de maison" alors qu'elles étaient des chattes libres mais qui recherchaient le contact des humains.
Une convention a été mise en place pour régir ce placement afin d'établir les responsabilités respectives. Ces chattes sont d'ailleurs à la charge de notre Association (soins et nourriture).
Ce partenariat aide les personnes âgées et donne un foyer à des animaux semi-libres. Nous souhaitons que cette formule se répande dans d'autres structures ayant en charge la même population.